“Goon”, la deuxième fois…

Comme certains d’entre vous le savent, j’ai visionné “Goon” dans sa version originale anglaise au Toronto International Film Festival en septembre dernier et l’avait adoré! En fait, il a fait partie de ma liste de films préférés de 2011, trouvé ici. Plus de cinq mois plus tard, le film sort en salle au Québec dans une version doublée en québécois. Il fallait donc voir le film dans cette version-là! Que serait un film sur le hockey sans joual?😉


“Goon: dur à cuire”, titre de la version doublée en québécois, raconte l’histoire de Doug Glatt (Seann William Scott), “bouncer” un petit peu niaiseux mais avec un grand coeur, qui se rend compte qu’il n’y a rien d’extraordinaire dans sa vie. Mais un jour, Doug et Ryan, son meilleur ami (le montréalais Jay Baruchel, qui a co-scénarisé le film), assistent à un match de l’équipe de hockey extra-mineure de leur ville de Orange, Massachussetts. Quand Ryan crie un peu trop de vulgarités envers un des joueurs de l’équipe adverse, le joueur en question va dans l’auditoire pour se battre contre Ryan. Dans le but de protéger son ami, Doug se bat contre le joueur de hockey et l’assomme très facilement. Les gens de l’auditoire applaudissent et chantent “Doug! Doug!”. Une étoile est née! Après être temporairement recrutée comme un dur à cuire dans l’équipe de Orange, Doug est rapidement recrutée par les Halifax Highlanders, le club école de Montréal, où Doug doit protéger leur pseudo Sid the Kid déchu, Xavier Laflamme (Marc-André Grondin, hilarant). Laflamme a une peur bleue de jouer depuis que le dur à cuire le plus féroce de la ligue Ross Rhea (Liev Schreiber, excellent dans un rôle complètement différent qu’à l’habitude… y’était MALADE!!), lui ait donnée une commotion cérébrale il y a trois ans. Tension dans le vestiaire, amour, situations loufoques et vulgarités s’en suivent. 

Xavier Laflamme (Marc-André Grondin)

Ma critique porte davantage sur le doublage québécois: c’est réussi! Les mots, expressions et vulgarités utilisés par les joueurs de hockey mais aussi les autres personnages reflètent le joual d’aujourd’hui. J’ai aussi bien aimé la synchronisation des lèvres, je trouvais que c’était exceptionnellement réussi. J’avoue rarement voir des films doublés préférant les versions originales ou sous-titrées, donc c’est peut-être normal d’avoir une excellente synchronisation… mais dans le cas de “Goon”, je trouvais que c’était meilleur que les autres films doublés que j’ai vu.

Ross Rhea (Liev Schreiber) et Doug Glatt (Seann William Scott): Old Goon vs New Goon!

Un bémol, qui est une des raisons que je n’aime habituellement pas les films doublés, est que je trouve que le jeu de Seann William Scott n’est pas aussi bon. Dans la version originale, son Doug est peut-être un peu niaiseux mais il est tellement attachant qu’on ne peut que désirer tout le bien du monde pour lui, même si son travail n’est pas le plus glorieux. J’étais très impressionnée par le jeu de Scott, étant plutôt habituée à ses rôles d’arrogants comme son célèbre Stifler des films “American Pie”. Scott jouait Doug avec beaucoup de retenue et de coeur, ce qui donnait au film une humanité que je n’aurais jamais pensé trouver. Par contre, la version doublée de Doug est moins attachante, ce qui pénalise un peu le film.

Sinon, même au deuxième visionnement, j’ai toujours apprécié ce film! C’est drôle, touchant, violent, vulgaire mais avec une belle dose humaine grâce à des personnages attachants! 

Affiche avec Jay Baruchel ayant a été bannie dans les métros de Toronto et Montréal, et ce trois semaines après avoir été installée…

LE MOT DE LA FIN: Pour un bon divertissement, que vous aimez le hockey ou pas, allez voir “Goon”: ÇA VAUT LE PLEIN PRIX… même la deuxième fois! (À TIFF j’avais payé mon billet 25$ – tarif normal de ce festival – donc vous pouvez croire que j’ai aimé ça si j’ai payé deux fois le gros prix!)
Bande-annonce québécoise:
DERNIERS DÉTAILS: “Goon” (2011) réalisé par Michael Dowse, scénarisé par Jay Baruchel et Evan Goldberg basé sur le livre “Goon: The True Story of an Unlikely Journey into Minor League Hockey” de Adam Frattasio et Doug Smith, mettant en vedette Seann William Scott, Jay Baruchel, Marc-André Grondin, Alison Pill, Liev Schreiber et Eugene Levy.

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