“The Amazing Spider-Man”

Nombre de critiques que j’ai lu n’estimaient pas de la nécessité d’un “reboot” de cette franchise, cinq ans à peine après le dernier volet mettant en vedette Tobey Maguire. Ces mêmes critiques ont ravalé leurs mots après avoir vu “The Amazing Spider-Man”, et je suis une de celles-là! Je n’avais pas de grandes attentes, c’est plutôt ma curiosité, le désir de voir un film plus léger et le contexte social qui m’ont amené à voir ce film plutôt qu’un autre. Pour un divertissement estival de style “popcorn movie”, je n’ai pas été déçue!

Dans cette version de Spider-Man, Peter Parker (Andrew Garfield, parfaitement maladroit et “geek”) est un adolescent impopulaire mais excellent élève, en particulier en sciences. Orphelin circonstanciel, les détails entourant l’abandon de Peter par ses parents lorsqu’il était enfant sont vagues; il a été élevé par son Oncle Ben (Martin Sheen) et sa Tante May (Sally Field). Peter trouve par hasard une mallette appartenant à son père (Campbell Scott). Parmi les documents contenus dans la mallette est un article sur les recherches du père de Peter et le Dr Curt Connors (Rhys Ifans, qui a certainement évolué depuis son rôle de minable mais charmant colocataire de Hugh Grant dans “Notting Hill”!). Peter souhaite rencontrer le Dr Connors pour en apprendre plus sur son père, pour ce faire, il s’infiltre en tant que stagiaire à Oscorp, la compagnie de recherche scientifique où travaille Connors. Pendant ce séjour à Oscorp, Peter tombe nez à nez avec une fille de sa classe qu’il trouve de son goût, Gwen Stacy (Emma Stone, heureux mélange d’humour, d’intelligence et de charme), qui est la stagiaire en chef de Oscorp et lui demande de quitter les lieux avant de causer du trouble. Peter se promène ensuite dans un laboratoire et se fait mordre par une araignée génétiquement modifiée, ce qui le transforme à jamais… Peter rencontre éventuellement le Dr Connors et ceux-ci se lient d’amitié, Peter offrant même un peu trop d’informations au Dr Connors, ce qui aura des conséquences lézardeuses, euh, je veux dire, désastreuses pour les citoyens de la ville de New York… Ah oui! Et Peter et Gwen tombent en amour quelque part dans tout cela😉

Andrew Garfield en Spider-Man

Sans être amateur de Spider-Man, vous avez certainement déjà vus les films de Sam Raimi des années 2000, en plus d’avoir vu une version de la bande dessinée télévisée dans les années 80; du moins, c’était les deux interprétations avec lesquelles j’étais familière. L’univers n’est donc pas nouveau pour la plupart des gens, peu importe leur niveau d’exposition à Spider-Man. À mon avis, cet univers à su être recréé mais avec une touche plus noire, principalement dû au fait que le film se concentre beaucoup sur les circonstances entourant la disparition des parents de Peter. Ce n’est pas aussi noir que l’interprétation de Batman des films de Christopher Nolan, mais il y a un côté indéniablement plus lourd que les films de Raimi.

Reste que le film demeure accessible à un public plus jeune. J’ai personnellement aimé le mélange équilibré d’humour, d’action, de romance et d’intrigue. C’est un film d’été idéal!

Si je peux me permettre une distinction avec les films de Raimi, c’est la chimie entre Garfield et Stone. Elle était tellement forte que l’écran était presque en feu! (Apparemment, ils sont devenus un couple durant le tournage du film, et voilà le seul et unique potin de célébrité que j’écrirai ici! Ha!) Disons que c’était tout le contraire de Maguire et Kristen Dunst (qui interprétait Mary Jane Watson dans les films de Raimi), dont la chimie semblait forcée. En plus, Garfield et Stone sont de meilleurs acteurs, à mon avis.

Peter Parker/Spider-Man (Andrew Garfield) et Gwen Stacy (Emma Stone)

En fait, je me permets d’autres comparaisons. Andrew Garfield est non seulement un meilleur acteur que Maguire, mais il rend davantage justice au côté maladroit, légèrement asocial, et “geek” de Peter Parker. J’ai apprécié son interprétation et j’avoue que malgré ses 28 ans d’âge réel, Garfield joue un adolescent de 17 ans de façon convaincante. Ce n’était pas seulement son physique qui était typiquement adolescente, mais sa façon de voir les choses. Suite au décès accidentel d’Oncle Ben par un voleur, Peter enfile le costume de Spider-Man à la recherche obsessive de l’homme ayant assassiné son oncle. Il pense être invincible et bien faire, mais il ne se rend pas compte que son costume attire l’attention et fait en sorte qu’il a l’air d’un hors-la-loi aux yeux de la police car il attaque tout cambrioleur qui ressemble moindrement au tueur. Un adolescent pense comme ça et Garfield y met l’innocence requise…

Évidemment, il y a quelques incongruités mais rien qui m’a irrité au point où je le mentionnerais ici. C’était peut-être le contexte, le désir de voir quelque chose de léger qui me rend moins sévère, mais ces petites erreurs étaient nettement moins pires que celles dans d’autres grosses productions hollywoodiennes, soit rien qui gâchera votre plaisir de voir ce film!

Encore une fois, le 3D ne s’avérait pas nécessaire lors du visionnement. Il n’y a rien, sur le plan visuel, qui nécessite un embellissement par le 3D. Tout comme “Prometheus” et nombre de films que j’ai vu avec cette technologie, je vous conseille plutôt de voir le film en 2D, vous économiserez alors trois dollars! À part ce bémol, il n’y a pas eu d’usage excessif des effets spéciaux, le scénario prenait une place de choix; étonnant pour un film de ce genre!

LE MOT DE LA FIN: Un bon divertissement dont la force réside dans ses interprètes principaux, une histoire qui colle et un bon mariage des genres. Verdict? ÇA VAUT LE PLEIN PRIX (MAIS PAS LE COÛT DU 3D)!

DERNIERS DÉTAILS: “The Amazing Spider-Man” (2012) réalisé par Marc Webb, scénarisé par James Vanderbilt, Alvin Sargent et Steve Kloves, basé sur The Amazing Spider-Man de Stan Lee et Steve Ditko, mettant en vedette Andrew Garfield, Emma Stone, Rhys Ifans, Sally Field, Martin Sheen, Denis Leary.

4 thoughts on ““The Amazing Spider-Man”

  1. J’ai bien aimé aussi, pas autant que Batman. Mais j’ai été déçu un peu de la fin que j’ai trouvé un peu trop fromageuse à mon goût. Le gros must du film est surtout le manière avec laquelle ils ont rendu le web sligning de Spiderman… ont voit très bien que ce n’est pas encore naturel pour lui et qu’il est même un peu maladroit dans la chose.

    Like

    • C’est vrai qu’il y avait du “cheese” là-dedans, mais comme divertissement estival, ça “collait” bien!!😉

      Oui, je suis d’accord avec le “web slinging”, Garfield a su agrémenter son jeu grâce à cette maladresse technique qu’il a pu mettre à son avantage d’ado geek maladroit! Que ce soit un film d’action/gros budget comme celui-ci, “The Social Network” ou “Never Let Me Go”, je trouve qu’il arrive à se démarquer dans ses films. Je crois qu’il a une belle carrière devant lui🙂

      Like

Commentaires? Comments?

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s