“Good Bye Lenin!”

L’époque du film “Good Bye Lenin!” est une que je cherche à connaître davantage. Le communisme s’est effondré symboliquement lorsque j’étais enfant par le chute du mur de Berlin, j’étais donc trop jeune pour comprendre ce qui se passait. Je n’oublierai jamais une journée dans ma classe de 5e année du primaire, nous avions une activité de revue de presse et un camarade de classe s’est levé en tenant à bout de bras une copie du Journal de Montréal. Yeux grands, il cria d’une voix terrifiante le titre de la page frontispice: “LE MUR DE BERLIN TOMBE!!” Toute la classe rigola, on ne pouvait que trouver notre camarade drôle mais surtout qu’un mur fasse la manchette de tous les journaux à l’âge de dix et onze ans.

Évidemment, cet événement était plus grand que nous tous. En tant que personne née dans un mode de vie capitaliste, qui a été ancrée dès la naissance par cette façon de vivre, il était difficile de saisir l’impact de ce changement brusque qu’à vécu la République démocratique allemande (RDA) suite à la destruction du Mur de la Honte, même vingt-trois ans plus tard. “Good Bye Lenin!” donne un aperçu de ce qu’à pu vivre les berlinois de l’est…

Alex (Daniel Bruhl), jeune homme au début de la vingtaine, vit avec sa mère Christiane (Katrin Staß), sa soeur Ariane (Maria Simon) et le bébé de celle-ci dans la ville de Berlin-Est. Le père d’Alex a traversé le mur pour rejoindre une autre femme dans Berlin-Ouest, dans la République fédérale d’Allemagne, abandonnant la famille du même coup. Christiane, le prenant très mal, s’investit corps et âme dans le Parti socialiste unifié d’Allemagne. Un soir où Christiane se rend en taxi à un évènement célébrant le 40e anniversaire de la RDA, plusieurs manifestations anti-gouvernementales ont lieu, causant énormément de traffic. Étant une communiste dévouée ne voulant pas manquer cette grande fête, Christiane part à pied et se trouve face à face avec Alex se faisant arrêté pour avoir participé aux manifestations. Christiane s’évanouit et souffre d’une crise cardiaque; elle tombe dans le coma pendant plusieurs mois. Pendant ce temps, le mur de Berlin est détruit et Alex et Ariane sont emportés par la vague occidentale et l’accès à la consommation qui vient avec. Huit mois plus tard, Christiane se réveille de son coma. Son médecin dit à Alex qu’un grand choc émotif pourrait lui causer une autre crise cardiaque, potentiellement mortelle. Alex décide donc de tout faire en sorte pour que le monde autour de sa mère, de retour à la maison mais alitée, ressemble exactement comme le Berlin-Est d’avant la chute du mur! Naturellement, tout ceci s’avère plus compliqué que prévu et crée nombreux moments de triste hilarité.

Je dis triste car c’est douloureux de voir la rapidité avec laquelle les entreprises américaines sont arrivées, au point où je sentais que leur présence était une imposition, et non un gain ou un enrichissement, comme l’aurait certainement souhaité les habitants de la RDA. C’est définitivement ce qui m’a marqué le plus du film, et ce que je retiendrai le plus de cette page d’histoire. Un changement radical d’idéologie politique créant un mode de vie drastiquement différent n’a jamais été ma réalité.

Même si Alex met tous les efforts possibles à recréer un Berlin-Est pré-effondrement du mur, il ne pouvait tout contrôler et sa mère découvre accidentellement certaines choses! Ceci fait en sorte qu’Alex doit trouver des explications plausibles aux changements survenus, créant les situations les plus amusantes. Mes moments préférés du film étaient les faux bulletins de nouvelles créés par Alex et un ami cinéaste à temps partiel; non seulement les bulletins étaient drôles mais ils semblaient aussi donner à Alex une certaine fermeture par rapport à tout ce qui s’est passé dans son pays, car il romançait la vérité pour qu’elle soit mieux avalée par sa mère, et lui-même sans doute…

Alex (Daniel Brühl) aura beaucoup d’explications à donner à sa mère lorsqu’il se rendra compte qu’elle est en train de voir une affiche de Coca Cola en train d’être installée devant sa fenêtre!

J’étais touchée par l’amour d’Alex envers sa mère; il voulait tellement la protéger qu’il en devenait fou et se compliquait grandement l’existence. Il ne partageait pas nécessairement ses idéologies politiques, mais Alex savait, ou du moins pensait, que ce qu’il faisait était ce qui était le mieux pour sa mère. C’était adorable… faut dire que je suis moi-même maman😉

PETIT DÉTAIL INTÉRESSANT: Ce film a propulsé la carrière de l’acteur espano-allemand Daniel Brühl. Certains d’entre vous le reconnaîtront des films “Joyeux Noel” et “The Bourne Ultimatum”, mais fort certainement plus grâce à son rôle de héro de guerre “emmerdant” la vie de Mélanie Laurent dans “Inglourious Basterds”. Délicieusement méchant!

LE MOT DE LA FIN : Une excellente comédie dramatique offrant une meilleure idée de ce qu’à pu vivre les résidents de la RDA que n’importe quel article de journal ou bulletin de nouvelles! Les acteurs offraient de très bonnes prestations, en particulier Daniel Brûhl, brillant dans le rôle d’Alex. Verdict? LOUEZ-LE TOUT DE SUITE!

DERNIERS DÉTAILS : “Good Bye Lenin!” (2003) réalisé par Wolfgang Becker, scénarisé par Wolfgang Becker et Bernd Lichtenberg, mettant en vedette Daniel Brühl, Katrin Saβ, Chulpan Khamatova, Maria Simon, Alexander Beyer.

One thought on ““Good Bye Lenin!”

  1. Pingback: But 2013 is also the year of Daniel Brühl (or at least, I want it to be!) | WATTS AT THE MOVIES

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