“Interstella 5555 : the 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem”

J’ai embarqué sur le train Daft Punk à l’adolescence, mon souvenir le plus vif est un extrait de « Around the World » faisant partie du jingle de Radio Jeunesse 99, un stage en communications auquel je participais lors du Sommet de la Francophonie à Moncton il y a 15 ans. Mon intérêt était passager – j’étais quand même une fille de mon époque, grunge! – mais c’était le début d’une appréciation pour ce groupe de musique électronique qui demeure toujours.  Je me souviens écouter en boucle l’album « Discovery » de 2001 alors que je faisais des travaux universitaires, ça ne me permettait pas toujours d’être concentrée, mais ça me faisait du bien!

Interstella-5555-PosterAvec mon regain d’intérêt envers les deux robots français, je me suis souvenue qu’ils avaient fait quelques films dont « Interstella 5555 », dessin animé japonais inspiré de la musique de l’album « Discovery ».  L’histoire est d’un groupe de musique extra-terrestre intergalactique qui est kidnappé et transformé en groupe musical d’humains (The Crescendolls) par leur diabolique gérant pour créer des succès musicaux pour les terriens! Si la prémisse semble un peu farfelue, gardez en tête que c’est un animé et que les Daft ont voulu travailler avec Kazuhisa Takenouchi, dessinateur des séries d’animation japonaises cultes « Goldorak », « Albator » et « Candy ». Conséquemment, le film est un trip visuel des années 80!

The Crescendolls

The Crescendolls… sous forme intergalactique!

Ce film n’a aucune parole, l’album « Discovery » joue en continu, créant le fil narratif. Tel que mentionné ci-haut, j’étais déjà très familière avec l’album avant de voir le film, donc ce qui était intéressant en le visionnant est d’avoir plus conscience des paroles que de la musique car les mots s’intégraient à l’histoire… À force d’écouter un album, je me trouve à moins écouter les paroles, remarquant plus les détails de la musique et ses subtilités cachées; les refrains accrocheurs sont doucement mis de côté au profit des instruments que je ne remarquais pas au début. En visionnant « Interstella 5555 », les paroles ont repris le dessus sur la musique car ce que chante Daft Punk et ses collaborateurs se trouvent à être des paroles/pensées de leurs personnages. C’est comme si je redécouvrais « Discovery », et j’ai bien aimé le faire de cette façon! Il est souvent discuté de la frustration de voir un livre bien aimé transformer en film, ici, c’était ma première expérience à voir un film basé sur un album bien aimé, et ce fut un succès. Serait-ce car un album peut être plus facilement pris dans son intégralité qu’un livre? Après tout, « Discovery » est environ 60 minutes d’écoute quand on sait qu’un livre prend beaucoup plus de temps à lire, regorgeant davantage de détails à créer visuellement et se trouve donc facilement sujet à des coupures…

LE MOT DE LA FIN : Mariage parfait entre musique et animation, qui vieillit bien malgré ses 11 ans. Un délice, que vous soyez amateurs de Daft Punk ou non! Verdict? LOUEZ-LE TOUT DE SUITE!

DERNIERS DÉTAILS: « Interstella 5555 : the 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem » (2003) réalisé par Kazuhisa Takenouchi, scénarisé par Thomas Bangalter, Guy-Manuel de Homem-Christo et Cédric Hervet, mettant en scène la musique de l’album « Discovery » de Daft Punk.

One thought on ““Interstella 5555 : the 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem”

  1. Pingback: “Daft Punk’s Electroma” | WATTS AT THE MOVIES

Commentaires? Comments?

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s