“Daft Punk’s Electroma”

C’est avec une appréciation du processus créatif de Daft Punk qu’un pourra savourer « Electroma ». Le spectateur devra mettre de côté l’énergie endiablée que procure l’écoute de leur musique, le rythme de ce film est plus lent, le ton plus introspectif, très différent de ce qu’un Daft Punkien est habitué, mais l’expérimentation et leur prise de risques habituels sont toujours présentes.

daft-punk-electroma

Deux robots, soit les « personnages » des deux membres de Daft Punk (Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo), mais ici interprétés par deux acteurs (Peter Hurteau et Michael Reich) cherchent à devenir humain. Ils font de la route en Californie à bord d’une Ferrari, passant par une petite ville peuplée de robots aux têtes similaires aux leurs, pour se rendre à une usine lugubre qui les transformera comme ils le souhaitent. Le tout ne se déroulera pas comme prévu, les résidents de la petite ville s’opposent à cette transformation, les Daft se retrouvent donc à marcher dans le désert et choisiront un destin bien différent que ce dont ils avaient prévu.

Les habitants de la ville ne sont pas contents de voir des robots qui veulent devenir humain!

Les habitants de la ville ne sont pas contents de voir des robots qui veulent devenir humain!

Dans « Electroma », la musique des robots français est mise de côté au profit de musique d’autres artistes (Curtis Mayfield, Brian Eno, Sébastien Tellier, etc.), celle-ci joue non seulement le rôle d’une trame sonore musicale mais aussi de paroles car, pour demeurer fidèle à leurs personnages de scène, les robots ne parlent pas. Malgré que les deux long métrages des Daft soient sans paroles, “Electroma” est loin de l’univers de “Interstella 5555: the 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem”. La musique, mais aussi les judicieux choix de plans, nous permettent de comprendre ce que désirent les deux robots.

Sur le chemin de l'inconnu...

Sur le chemin de l’inconnu…

Peu de choses se passent dans le film, mais malgré cela, la quête de soi des deux robots est fascinante. Je suis demeurée rivée à mon écran, ce n’est pas rien provenant de néophytes en terme de réalisation cinéma! Je dois plus spécifiquement féliciter Thomas Bangalter pour sa cinématographie, elle arrive non seulement à nous faire rêver de la Californie mais aussi à nous faire comprendre qu’un sentiment de solitude et de tristesse est présent parmi ce grand État. Bangalter aurait lu 200 numéros de « American Cinematographer » pour se préparer au tournage! Quel dévouement!

LE MOT DE LA FIN : « Electroma » n’est pas forcément pour les fans de Daft Punk, mais plutôt pour ceux appréciant un cinéma expérimental et sans prétention. Verdict? À LOUER!

DERNIERS DÉTAILS : « Daft Punk’s Electroma » (2006) réalisé par Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, scénarisé par Paul Hahn, Cédric Hervet, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, mettant en vedette Peter Hurteau et Michael Reich.

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