“Inherent Vice”

Difficile d’écrire sur le film d’un réalisateur adoré lorsque son film est peu aimé, voici le dilemme dans lequel je me trouve avec « Inherent Vice », le dernier film de Paul Thomas Anderson. Je dirai par contre ceci, je suis contente qu’Anderson essaie des choses différentes, définitivement une de ses qualités de cinéaste!

InherentVice

Synopsis de Cinoche.com

« Los Angeles, 1970. Larry “Doc” Sportello (Joaquin Phoenix) est un détective privé chevronné et un grand adepte de marijuana. Une ancienne flamme (Katherine Waterston) vient le voir pour lui demander de retrouver son amoureux (Eric Roberts). Ce dernier est un promoteur immobilier milliardaire qui est lié à des affaires louches, ce qui peut expliquer sa disparition. Au fil de son enquête, Doc met à jour une sombre intrigue qui le dépasse, où il est question de salons érotiques, d’un dentiste énigmatique (Martin Short), de trafic de stupéfiants et d’un policier qui revient sans cesse le harceler (Josh Brolin). Pour y voir plus clair, peut-être devrait-il modérer sa consommation d’hallucinogènes. »

Après la lourdeur et la froideur de “The Master” et « There Will Be Blood », je peux respecter qu’un cinéaste veuille explorer des cieux plus cléments. C’est une comédie noire mais le sujet est plus léger que les derniers films d’Anderson, avec des tons de couleurs plus clairs et lumineux qu’à l’habitude, se mariant bien avec la nature comique du film.. Mais c’est une chose de respecter le désir de changer de style, c’en est une autre d’aimer le film…

Je n’ai pas lu le roman de Thomas Pynchon sur lequel le film est basé, mais j’ai eu vent qu’il est difficile à comprendre et chaotique… tout comme le film! Je crois qu’à la base, le film est sensé nous donner l’impression d’être sur un trip d’acide ou un high de marijuana… mais sans le plaisir qu’une drogue peut procurer. Il y a trop de personnages faisant que l’histoire s’enfonce dans la confusion, est rempli de trous et d’illogismes, mais nous offrant rien de charmant qui vient nous rejoindre ou qui est assez puissant pour suspendre notre sentiment d’incrédulité et embarquer dans cet univers farfelu : voilà la grande faute d’Inherent Vice. Tous les films d’Anderson ont su me rejoindre, peu importe le sujet ou la lourdeur du propos, c’est pourquoi il est un de mes cinéastes préférés, mais je ne peux pas en dire autant pour ce film. Il y a quelque chose qui manque, créant un film épuisant et long! Je suis attristée d’écrire cela, croyez-moi…

AHHHHHHHHHHHHHHHH!!!

AHHHHHHHHHHHHHHHH!!!

Reste que Joaquin Phoenix – serait-il la nouvelle muse d’Anderson, après Philip Seymour Hoffman? – est parfait dans le rôle de Doc Sportello. Comme dans toutes ces grandes prestations, Phoenix habite complètement le personnage de Doc qu’on ne peut imaginer quelqu’un d’autre dans ce rôle. J’eus aussi l’impression de vivre une parcelle du Los Angeles des années 70, ce qui était tout de même agréable.

PETIT TRUC DRÔLE : Pour la première fois, Maya Rudolph, comédienne et humoriste extraordinaire, se trouve dans un film de son conjoint de longue date. Anderson et Rudolph sont en couple depuis une quinzaine d’années. Son rôle est minuscule mais j’étais contente de la voir. C’est tout ce que je souhaitais vous dire😉

Maya!

Maya!

LE MOT DE LA FIN: Merci Paul Thomas Anderson d’essayer et d’expérimenter! J’apprécie que tu sortes de ta zone de confort et que tu veuilles explorer des nouveaux styles et histoires. Continue de faire à ta tête d’artiste, d’explorer, de développer ton talent, rien de pire que de refaire continuellement la même chose! Pour cela, je serai toujours ta fan! Mais je t’avoue que ne reverrai jamais ce film… Verdict? 6/10.

DERNIERS DÉTAILS : « Inherent Vice » (2014) scénarisé et réalisé par Paul Thomas Anderson, basé sur le roman Inherent Vice de Thomas Pynchon, mettant en vedette Joaquin Phoenix, Josh Brolin, Katherine Waterston, Reese Witherspoon, Owen Wilson, Joanna Newsom, Benicio Del Toro, Jena Malone, Martin Short et Maya Rudolph.

2 thoughts on ““Inherent Vice”

  1. Ouains, m’a vite ennuyé et j’ai perdu l’intérêt. Dommage qu’il ne soit pas nommé dans la catégorie «makeup et hairstyling», il changeait tellement souvent de coupe de cheveux…

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